Après Gounod et Berlioz, Gabriel Fauré a fait évoluer la mélodie française au-delà de l'idéal romantique du lied allemand. Qu'il ait jeté son dévolu musical sur un poème italien anonyme, un texte symboliste de Paul Verlaine ou un poète parnassien comme Sully Prudhomme, ses mélodies ont résisté à l'épreuve du temps, comme en témoignent Clair de lune et Après un rêve. La mezzo-soprano ukrainienne Sofia Anisimova, membre de l'Académie de l'Opéra de Paris et de la Chapelle musicale Reine Élisabeth, est particulièrement à l'aise dans ce répertoire. Des mélodies de Robert Schumann et d'Ernest Chausson, fasciné par Wagner, explorent les frontières culturelles. Anisimova est accompagnée au piano par Lionel Bams.
Organisateur : Bozar – Palais des Beaux-Arts
