La Sonate pour piano n° 10 de Beethoven et la Symphonie n° 100 de Haydn (dite « Militaire ») partagent la même tonalité : un sol majeur éclatant, grandiose et martial. Durant ses années londoniennes, Haydn a réinventé la palette orchestrale classique en y intégrant des percussions exotiques. L'élan rythmique et les thèmes de marche qui en découlent ont immédiatement conquis le public. Beethoven a saisi la tendance au vol, imitant de main de maître au piano les percussions et les cuivres caractéristiques du style militaire de Haydn à grand renfort d'accords secs, staccato, et d'accents abrupts.
De même, les contrastes fébriles et intensément dynamiques de l’Ouverture Olympie de Kraus en font le pendant idéal de la Sonate pour piano n° 7 de Beethoven : une œuvre tragique, mêlant des mouvements lents très théâtraux à ces mêmes explosions soudaines.
Organisateur : Flagey
