Sur scène, Samir Kennedy et Sean Murray composent le prélude infernal et apparemment sans fin d’un cabaret où se rencontrent camp flamboyant et minimalisme. Micros, haut-parleurs, lumières et décors deviennent les matériaux d’une performance DIY qui interroge la fabrication d’un spectacle autant que celle de nos identités.
Entre références aux figures queer, aux divas et aux duos iconiques, les deux artistes enchaînent des « numéros » oubliés, vulgaires, viscéraux ou séducteurs. Dans cet espace où l’arrivée est toujours différée, ils exposent la fragilité de toute construction et explorent les chorégraphies de la soumission, de la subversion et du désir. Une revue chaotique sur l’instabilité, la beauté et la difficulté de devenir soi.
