Sur scène, des lits d’hôpital glissent sur une mer glacée dans un paysage surréaliste, métaphore du tumulte de la vie et du moment de l’adieu. Tiago Rodrigues part d’une histoire intime : durant ses derniers jours, son père, le journaliste portugais Rogério Rodrigues, voulait raconter dans un carnet son expérience de patient en phase terminale. Après sa mort, il n’y découvre que quelques lignes, des points et des gribouillis.
Avec No Yogurt for the Dead, Rodrigues imagine les pages restées vierges. Souvenirs, chansons et extraits des écrits paternels composent une suite de variations ludiques où musique et poésie cherchent la joie jusque dans la tristesse.
