Un spectacle textuel explosif, imagé et écrit en vers revisite Calypso, la déesse la plus solitaire de la mythologie grecque. Louise Van den Eede retrouve dans son histoire la métaphore de L’Ange de l’histoire de Walter Benjamin : bannie, la nymphe transforme sa malédiction et sa perte en construisant un radeau avec des débris, permettant ainsi à Ulysse, son bien-aimé, de la quitter pour toujours.
Mantike emprunte son titre à l’art antique de la divination, mais ne propose ni prophétie ni catastrophisme. Le spectacle interroge les avenirs prêts à l’emploi, les rêves préfabriqués et les nostalgies imposées. Que faut-il préserver, abandonner ou laisser partir avec amour pour imaginer collectivement un avenir encore à écrire ?