Sur scène, Rébecca Chaillon compose une fable drôle et féroce sur les stratégies de survie face aux normes, aux discriminations et à la montée du fascisme. Depuis les toits de Seine-Saint-Denis et leurs antennes paraboliques tournées vers un ailleurs saturé, elle explore un territoire marqué par l’histoire coloniale, le recul des services publics et la marginalisation, mais aussi par l’invention constante de nouvelles manières de vivre.
Entre théâtre, performance et poésie, La Parabole du Seum mêle croyances hybrides, rituels, gravité et légèreté pour résister aux rapports de domination. Le ciel y devient à la fois source de catastrophes et nouvel espace de l’impérialisme. Le titre joue sur l’antenne « parabole », le récit symbolique et le « seum », expression de colère et d’amertume, tout en faisant écho à La Parabole du Semeur d’Octavia Butler.
