Bilal El Had revient au chaâbi marocain, danse populaire et musique folklorique qui accompagnent mariages, fêtes familiales et célébrations de rue. Dans Ch’ttahh, il mêle ses rythmes, ses chants et ses symboles anciens à la danse contemporaine. Les gestes font surgir une histoire d’hommes qui, par la danse, la poésie ou la musique, ont défié les conventions de genre.
En confrontant des échos d’archives à des corps contemporains, la pièce montre comment les normes sociales et la masculinité sont incarnées, imposées, mais aussi détournées. Entre hommage et renouveau, humour et dénonciation, cette chorégraphie puise dans l’intensité expressive du chaâbi pour préserver une mémoire culturelle tout en ouvrant la voie à de nouvelles transformations.
