Deux drames passionnels se répondent dans ce diptyque fondateur du vérisme italien, composé par Pietro Mascagni et Ruggero Leoncavallo. Dans Cavalleria rusticana, Turiddu retrouve Lola mariée à Alfio et poursuit leur liaison malgré sa relation avec Santuzza. Rejetée, celle-ci révèle l’infidélité au mari trompé. Dans Pagliacci, le chef d’une troupe de théâtre découvre que sa femme Nedda veut fuir avec son amant Silvio, brouillant dangereusement la frontière entre la scène et la réalité.
Damiano Michieletto reprend sa production transposée dans un village du sud de l’Italie au milieu du XXe siècle, dans une esthétique néoréaliste. Pour ses débuts à la Monnaie, Alevtina Ioffe dirige ces deux partitions brèves traversées par l’amour obsessionnel, la jalousie et de violents déchaînements musicaux.