Dans les réserves d’un bâtiment bruxellois promis à la démolition, une reproduction en cire d’Anne Frank tente de comprendre ce qui la relie encore à son modèle. Cette figure artificielle fait écho aux mannequins exposés dans plusieurs villes européennes et à la transformation de l’adolescente et écrivaine en icône mondiale.
Avec ANNE F. (une reproduction), Bogdan Kikena compose une déclaration d’amour paradoxale à l’autrice du Journal autant qu’à l’adolescente rebelle. Le spectacle interroge les dispositifs de mémoire hérités de la Seconde Guerre mondiale, leur mise en scène et leur rapport aux violences politiques contemporaines. Il poursuit ainsi une exploration théâtrale critique de la mémoire européenne.
