Sur scène, Hanako Hayakawa fait de son propre corps le point de rencontre de multiples représentations de « la fille » et interroge le caractère ambigu du « cute », entre douceur, désir, joie et violence. Cette création chorégraphique s’inspire de Yugi to Shōka (Jeux et chansons), magazine japonais qui diffusait dès le début du XXe siècle des danses pédagogiques pour étudiantes, adaptées de la danse moderne occidentale au contexte impérialiste japonais.
La performeuse examine comment ces corps, soumis à des normes, peuvent néanmoins en déborder les cadres. Elle relie cette histoire à la culture actuelle de l’attention et de l’autoreprésentation sur les plateformes. La scène devient ainsi un laboratoire de la visibilité, où mouvements ludiques et ruptures subtiles troublent les structures de domination.
