Transcendant les générations, un quintet de femmes explore les intersections de la danse et de l’art plastique. Inspirée par les logogrammes de Christian Dotremont ou les graffitis qui recouvrent les murs de nos villes, Michèle Noiret revisite le corps et la trace. Autant de propositions pour inventer des partitions chorégraphiques à partir de traces existantes.La danse/cinéma qu’a forgée Michèle Noiret se retrouve ici, sans caméra, dans le flou réalité-fiction, les chevauchements temporels, la perception volontairement troublée. Sur scène elles seront cinq, d’âges divers. Entre elles, un réseau d’interrogations empruntées à Siri Hustvedt dans Vivre Penser Regarder, sur l’interaction humaine, la mémoire, l’imagination. En elles, des monologues intimes. À travers elles, une ruée dans les normes qui ont conditionné le devenir des femmes, les ont longtemps effacées de l’histoire, et continuent de fragiliser leurs acquis.Nourrie depuis toujours par la littérature, le cinéma, les arts plastiques, guidée par son intuition vers des paysages inédits, la chorégraphe boucle avec Lignes de fracture plus de quarante ans de création. Un parcours où s’est inventé inlassablement, ensemble, pas à pas, « ce qui la veille nous était encore inconnu ».

Lignes de fracture
mercredi 21 avril–23h59 Les Ecuries, bd. Mayence, 65, 6000 Charleroi
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