Lee Miller se tient devant la baignoire d’Hitler, encore vêtue des habits imprégnés par les odeurs de Dachau. À partir de cette célèbre photographie, le spectacle fait entendre le flot de pensées de la photographe de guerre : les images de l’horreur, son rapport à la beauté et à son propre corps souvent traité comme un objet, mais aussi Man Ray, Eva Braun, les abus subis et les cauchemars qui la poursuivent.
Lee Miller in Hitler’s Bathtub n’est pas une biographie linéaire. Jan Lauwers s’appuie sur différents épisodes de sa vie pour évoquer une femme maintenue dans l’ombre d’hommes célèbres et, plus largement, les femmes réduites au silence dans l’histoire de l’art. La composition de Maarten Seghers, écrite pour la mezzo-soprano Ellen Rose Kelly et cinq musicien·nes, associe voix, musique et présence physique.
