Vous découvrirez un Japon partagé entre la mémoire des catastrophes et une énergie créative sans cesse renouvelée. Le parcours s’ouvre sur l’installation « Lost and Found » de Munemasa Takahashi : un assemblage monumental de photographies de famille retrouvées dans les décombres après le séisme et le tsunami de 2011, abîmées par l’eau et la boue, comme les traces fragiles d’un monde disparu.
À partir des collections de la Fondation A, l’exposition réunit notamment Kenji Ishiguro, Ishiuchi Miyako et Hiromi Tsuchida autour de la mémoire d’Hiroshima, ainsi que Ryūji Miyamoto et Lieko Shiga face aux séismes de Kobe et de 2011. Des séries rares des années 1970 et 1980 révèlent aussi festivals, cultures urbaines et expérimentations télévisuelles. Une place importante est accordée aux femmes photographes, longtemps peu présentes dans les récits consacrés à la photographie japonaise.